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ETRE SPECTATEUR OU AUTEUR DE SA VIE ? FAIRE SON BILAN D'ANNEE ET FIXER SON CAP

Fin d'année, fin de cycle... un livre se ferme, un nouveau s’ouvre, avec peut-être la sensation que les pages se sont tournées trop vite, si vite qu’on n’a parfois pas pris le temps d’en lire certaines, et encore moins d’en écrire… ?


En ces temps de tempête coronavirale, il est d’autant plus important de veiller à prendre soin de soi, de « travailler » à l’écriture de son bonheur, de son bien-être, antidote essentielle pour mieux traverser les périodes difficiles, mais aussi pour préserver sa santé.


MIEUX ETRE, SI JE VEUX


Voltaire disait « J’ai décidé d’être heureux car c’est bon pour la santé ». Que la santé mentale influe sur la santé physique, nous le savons. La santé ne se limite pas au silence des organes, à l’absence de maladie ou d’infirmité, mais elle se définit comme « un état complet de bien-être physique, mental et social » (OMS - Organisation Mondiale de la Santé, 1946).


Mais ce qu’une partie d’entre nous ignorent -ou oublient- c’est que le bonheur se décide. En effet, les travaux de psychologie positive montrent qu’il n’est pas déterminé par les seuls facteurs génétiques, par notre éducation, nos expériences ou autres facteurs environnementaux, mais aussi par nos propres attitudes et comportements : nous aurions ainsi une marge de manœuvre de 40%, ce qui n’est pas négligeable !


Certes, si notre actualité est marquée par la maladie ou la souffrance, nos investissements s’orienteront plutôt vers la diminution de notre mal-être, mais l’augmentation de notre niveau de bonheur est aussi possible.


Dans tous les cas, les composantes du bien-être et du bonheur varient d’un individu à un autre, et il revient à chacun de définir ce qui le rend épanoui et heureux. Il est d’ailleurs intéressant de savoir que la science a constaté la plupart du temps un écart entre l’idée que les personnes se font du bonheur et la recette qui leur procure une satisfaction réelle et profonde. Prendre le temps de faire l’inventaire des ingrédients favorisant et entravant notre bien-être à la lumière de notre vécu est donc une démarche précieuse si nous voulons en insuffler davantage dans notre quotidien.


DRESSER UN BILAN DE L’ANNEE ECOULEE


En décembre ou en janvier, une majorité d’entre nous décide de prendre une ou plusieurs résolutions, souvent les mêmes, souvent comme des paroles lancées dans le ciel étoilé de la nouvelle année… mais nous sommes peu à les tenir. Cet échec vient notamment de la méconnaissance des règles d'or pour réussir à atteindre ses objectifs que j’avais détaillées dans un précédent article. Mais il vient aussi de l’absence de bilan préalable.


A quoi sert un bilan d’année ? Se retourner sur les douze derniers mois permet de prendre du recul et de :


  • fermer certains dossiers afin de pouvoir en ouvrir de nouveaux,

  • partir d’un pied plus léger sur le chemin qui s’ouvre à nous,

  • révéler nos forces et célébrer nos réussites,

  • mieux connaître ce qui nous porte et nous dynamise, et ce qui consomme notre énergie inutilement,

  • éviter de reproduire les mêmes erreurs,

  • dessiner les grandes lignes de ce vers quoi nous souhaitons tendre,

  • semer les graines de ce que nous voulons voir grandir et fleurir dans notre vie.


En regardant dans le rétroviseur, nous développons une meilleure connaissance de nous-mêmes. Il ne s’agit pas de s’auto-flageller, mais plutôt d’identifier nos satisfactions et insatisfactions, de valoriser ce qui fonctionne dans notre vie, de repérer les points forts, les points faibles, les axes d’amélioration, et de déterminer nos priorités pour demain. Pour l’année à venir, que voulons-nous conserver, éliminer, améliorer ou commencer, pour vivre davantage en harmonie avec nos besoins, nos envies et nos valeurs profondes ?


Attention à nos « saboteurs » internes, ces croyances limitantes et biais de pensées automatiques qui nous conduisent souvent à l’immobilisme : « ça ne sert à rien, on ne peut rien changer », « pas la peine de faire ce bilan, je connais mon année par cœur », « 2021 était trop moche, c’était nul »,…

Nous avons tendance à ne retenir que le « négatif » de nos expériences, au détriment des aspects positifs, ou à croire que passer en revue l’année écoulée ne nous apprendra pas grand-chose de plus que ce que nous savons déjà… Or, la mémoire s’effrite avec le temps et nous trompe. Prendre le temps de dresser ce bilan nous réserve en général de belles surprises, tant en terme d’émergence de souvenirs, que de prise de conscience et d’extraction de ressources utiles pour la suite.


Parmi les questions les plus classiques, on retrouve :


Quels ont été les moments les plus forts, les plus belles réussites ?

Quelles ont été les plus grandes difficultés ? Qu’est-ce que j’ai appris ?

Qu’ai-je fait pour la première fois ? Qu’est-ce que cela m’a apporté ?

Qu’est-ce que j’ai accompli ? De quoi suis-je le plus fier.e ?

Y a-t-il des choses que je regrette de ne pas avoir faites ? Qu’est-ce qui m’en a empêché ?

De quoi suis-je reconnaissant.e ? Quelles personnes ont le plus compté pour moi ?

Quelles épreuves ai-je surmontées ? Qu’ai-je mis en œuvre pour les surmonter ?


Cet exercice d’introspection peut s’effectuer de manière plus ou moins détaillée, selon le temps et la motivation. Certains guides pratiques permettent une exploration approfondie, d’autres limitent le questionnement à l’essentiel. Au final, tous aboutissent à la formulation de nos aspirations pour la nouvelle année.

FIXER UN CAP POUR LA NOUVELLE ANNEE


Une fois réalisé l’état des lieux de l’an passé, nous avons une vision plus claire pour décider quoi arrêter, continuer, ajuster, et démarrer. Bien sûr, il n’est pas possible de prévoir notre année dans les détails. La vie est soumise à un certain nombre d’aléas, la visite imprévue de la pandémie Covid-19 depuis près de deux ans est là pour nous le rappeler. Mais nous pouvons dégager les grandes lignes pour l’année à venir et les formuler sous la forme d’intentions ou d’objectifs.


La notion d’intention recouvre l’idée d’une énergie, d’un cap autour duquel nous pourrons articuler nos actions, tandis que la notion d’objectif renvoie davantage au résultat que l’on veut atteindre. Fixer un objectif comporte la possibilité d’un échec si nous n’y parvenons pas, alors que l’intention est un fil conducteur qui guidera nos pas, chaque pas même minime permettant d’avancer, même si le but n’est pas (encore) atteint. Libre à vous de choisir ce qui vous convient le mieux.


L’intention peut se résumer à un mot ou groupe de mots, comme une tonalité globale pour l’année qui s’ouvre, ou une phrase sous la forme d’une affirmation positive : par ex. on peut choisir le mot « liberté » ou « libération », (et préciser comment l’incarner au quotidien : oser davantage de choses, s’affranchir de ses doutes et freins habituels pour s’autoriser de nouveaux comportements, s’ouvrir à de nouvelles découvertes, de nouvelles rencontres), ou la phrase « Je me libère de mes peurs ». Il va de soi que ces intentions et/ou objectifs doivent être réalisables, et donc nécessairement porter sur ce que nous pouvons contrôler, donc ce qui vient de nous, et pas sur l’environnement, les circonstances extérieures que nous ne maîtrisons pas (« je me libère du coronavirus » n’est évidemment pas recevable…).


Pour favoriser leur bonne mise en oeuvre, selon la nature de l’intention ou de l’objectif, il peut être utile de les afficher là où ils sont le plus souvent visibles au quotidien afin de bien les garder en tête et nous motiver : sur l’ordinateur, le frigo, en fond d’écran sur le smartphone, autour du poignet, dans la poche, ou ailleurs. Tous les supports sont possibles pour les retranscrire ou les illustrer : post-it fluo, photo, affichette ou tableau créatif, bracelet personnalisé, petite carte ou pierre dans sa poche, ou tout autre support mnémotechnique qui soit pertinent pour nous.


Certains coachs conseillent également de s’écrire une lettre à ouvrir le 31 décembre suivant, listant ce que l’on souhaiterait avoir mis en œuvre. Si cette pratique peut aider à tenir ses engagements, elle risque aussi en fin d’année de mettre une partie d’entre nous en situation d’échec et de culpabilisation en décachetant l’enveloppe. A vous de voir, là aussi… Pour ma part, s’agissant d’objectifs un peu complexes, je conseille surtout de suivre les 4 règles d’or que j'ai évoquées en début d'article.


Quoi qu’il en soit, formaliser par écrit le bilan de son année et la définition de son cap est un exercice particulièrement bénéfique qui permet d'acter la transition entre hier et demain, et d’avancer avec une énergie nouvelle pour mieux vivre au quotidien.


Alors, prêt, prête à avancer ?


BILAN D'ANNEE ET CAP NOUVEL AN, EN PRATIQUE


Pour commencer, il vous faut :


  1. bloquer un créneau de 2h ou 3h dans votre agenda ;

  2. trouver un endroit calme pour éviter toute distraction ou dérangement (penser à éteindre les téléphones) ;

  3. être dans un état d’esprit suffisamment disponible et ouvert pour favoriser l’émergence des différents événements et expériences vécus, tant agréables que désagréables ;

  4. vous installer confortablement avec votre boisson chaude préférée, et pourquoi pas un fond musical d'ambiance si cela vous détend ;

  5. vous munir de votre agenda 2021, de votre plus beau stylo, d’une trame de questions pour vous guider, et d’un carnet ou de feuilles libres pour inscrire vos réponses.


Prévoyez de n’y consacrer qu’une session afin de profiter de la qualité de concentration obtenue par cette immersion exploratoire. Si vous ne pouvez pas y parvenir en une seule fois, découpez l’exercice en deux : une session pour le bilan de fin d’année, une autre pour se projeter dans l’avenir. Dans ce cas, mieux vaut programmer le 2è créneau le jour-même ou le lendemain pour éviter une trop longue rupture entre les deux qui rendrait la « re-plongée » plus fastidieuse.


Certains supports sont disponibles pour vous guider, comme le carnet complet « Year Compass » réalisé par une équipe de Hongrois. Il permet d'aller en profondeur, donc idéal si vous avez plusieurs heures à y consacrer. Vous pouvez en télécharger une version française depuis le site Year Compass.


Si vous préférez une version plus courte, j’ai créé un Carnet-guide condensé pour vous faciliter la tâche et vous permettre d’effectuer un bilan plus rapide. Vous pouvez vous procurer cet E-book offert 'Essentiel Zen Sophro' ici (🎁avec un bonus surprise à l'intérieur...):

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Soyez bienveillant.e avec vous-même, il n’y a pas de bilan idéal ou parfait, l’idée n’est pas de revoir ni planifier tout en détail, mais d’en faire ressortir l’essentiel. Chaque pas permet d’avancer, même petit, même sur la pointe des pieds !


N’hésitez pas à me partager par mail vos intentions/objectifs pour 2022 (même 1 seul.e 😊). Quel sera le mantra de votre année, votre compagnon de route ?


A vos claviers, à vos stylos, à vous de jouer maintenant !


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